Il comporte physiologiquement plusieurs phases : la phase d’excitation, la phase en plateau, la phase orgasmique, la phase résolutive et la phase réfractaire.
Au quotidien, l’expérience personnelle et la connaissance de la physiologie masculine influencent la notion de rapport normal. En général, le public considère que, quel que soit le choix du rapport sexuel, la turgescence (la tumescence) correcte de la verge est celle qui aboutit à une rigidité suffisante pour permettre la pénétration d’un organe creux.
Orgasme et éjaculation indépendants
Mais l’érection pénienne n’est qu’un élément du coït (copulation). L’orgasme (le pic du plaisir sexuel associé à des phénomènes réflexes) et l’éjaculation (l’expulsion du sperme) en sont deux autres composantes. Ces aspects sont indépendants quoiqu’associés : on peut avoir des problèmes d’orgasme sans troubles de l’éjaculation, ou l’inverse, des éjaculations avec une verge molle. L’insatisfaction sexuelle des patients relève le plus souvent d’une intrication des diverses composantes. C’est le travail du médecin de les analyser.
Flaccidité et érection
Le pénis présente deux états. L’état habituel est flaccide, c’est-à-dire mou, lorsque les corps érectiles sont au repos, contenant peu de sang. Le prépuce recouvre alors le gland.
L’érection se produit lors de la phase de tumescence
Lors de l’excitation sexuelle, les nerfs de la moelle épinière ouvrent les artères péniennes, qui remplissent de sang les corps érectiles. La pression sanguine dans ces corps érectiles écrase passivement les veines de drainage. Le sang est donc piégé à l’intérieur des corps érectiles, ce qui en augmente la pression. La verge grossit en diamètre et en taille. Elle s’allonge de 5 cm (passant en moyenne de 10 à 15 cm), le gland se dilate et se dégage du prépuce.
La tumescence rigidifie le pénis, suffisamment pour assurer la pénétration vaginale et la défloration éventuelle de la partenaire féminine. La défloration désigne la déchirure et le franchissement de l’hymen féminin par le pénis tumescent du partenaire. L’hymen est une membrane mince (perforée plus ou moins largement pour laisser passer le sang des règles menstruelles), qui ferme le vagin chez la fille à la naissance. Cet hymen est parfois quasi béant et aisément franchissable, parfois très résistant, voire non perforé. Dans ces cas extrêmes, l’intervention médicale est nécessaire pour ouvrir la voie au partenaire.
Ainsi s’expliquent les nuances qu’il faut introduire dans la rigidité vécue comme nécessaire pour consommer l’acte sexuel "normal", les variantes sont en réalité nombreuses.
Détumescence et retour à la flaccidité
La détumescence de la verge peut survenir avant l’orgasme et/ou avant l’éjaculation du sperme. Elle se manifeste obligatoirement pour des raisons nerveuses après l’orgasme (l’orgasme est un embrasement neuronal, généralement associé à l’éjaculation mais pas nécessairement, il peut se produire sans éjaculation). L’arc réflexe nerveux déclenche alors la fermeture des artères de remplissage des corps érectiles. Les corps érectiles se vident par les veines dont l’écrasement diminue. La verge redevient flaccide.
Durant un temps de latence variable selon les individus (de 5 à 20-30 minutes ou plus), les nerfs sont réfractaires à toute stimulation d’où qu’elle vienne : la commande nerveuse de relâchement des artères et de fermeture des veines ne peut donc plus se produire. C’est la période réfractaire.
La satisfaction psychologique peut s’ajouter à la période réfractaire et augmenter la latence durant laquelle l’homme n’est plus stimulable pour une autre érection. Ce qui conduit les hommes expérimentés et certaines cultures à promouvoir la maîtrise de l’éjaculation afin de prolonger la montée du plaisir et l’atteinte de l’orgasme.
Le déroulement normal d’un coït
Approfondissons la physiologie masculine pour comprendre ce qui se produit durant une copulation appelée aussi coït. Comme nous l’avons déjà décrit ; les fibres musculaires lisses qui ceinturent les artères péniennes sont stimulées par les nerfs qui partent du bas de la moelle épinière et forment des arcs réflexes. Le déroulement d’un coït est une activité réflexe, largement modulée par les centres nerveux supérieurs (les différentes strates du cerveau) et l’état des nerfs.
Les différentes phases
1) La phase d’excitation sexuelle met en jeu les sens primaires (l’olfaction en particulier avec les phéromones), les émotions et l’intellect, grand producteur de fantasmes. Les hormones mâles, la testostérone en premier lieu, jouent un rôle prépondérant dans cette excitabilité sexuelle ou libido (le désir) et le développement du pénis, particulièrement à l’adolescence. Tout ce qui abaisse le taux de testostérone est susceptible d’entraîner une impuissance par baisse de la libido à tout moment de la vie d’un homme.
2) La phase en plateau dépend étroitement des organes (corps érectiles, vaisseaux sanguins) et de leur innervation (nerfs fonctionnels) pour le maintien de l’érection au cours du rapport. Elle aboutit à l’éjaculation, un réflexe qui ne peut se freiner quand il est déclenché. La maîtrise mentale et les influences psychiques s’exercent particulièrement à ce moment, qui peut et doit durer pour la satisfaction des partenaires. Dans le cas contraire, l’éjaculation survient en quelques dizaines de secondes : elle est dite précoce et généralement mal vécue.
3) La phase orgasmique (l’orgasme) suit ou accompagne l’éjaculation. Ce pic de plaisir s’accompagne de phénomènes réflexes incontrôlables : contraction de la prostate et des vésicules séminales et des organes abdominaux, rougeur de la peau, etc. L’orgasme coïncide avec le début de la détumescence pénienne.
4) La phase résolutive est celle de la détumescence, moment où les organes génitaux peuvent être hypersensibles et "douloureux", expliquant le désengagement spontané fréquent de l’homme qui retire sa verge de sa ou son partenaire.
5) La phase réfractaire est une impossibilité physiologique neurologique de recommencer le processus coïtal. Aucune érection n’est possible, les commandes nerveuses ne réagissent pas. Globalement, cette période réfractaire va de quelques secondes chez des jeunes gens de 20 ans à plusieurs minutes ou dizaines de minutes chez le quarantenaire, voire plusieurs heures chez les plus âgés. MAIS les variations individuelles sont nombreuses, influencées par les maladies sous-jacentes et l’état psychique.
Approfondissons la physiologie masculine pour comprendre ce qui se produit durant une copulation appelée aussi coït.
Comme nous l’avons déjà décrit ; les fibres musculaires lisses qui ceinturent les artères péniennes sont stimulées par les nerfs qui partent du bas de la moelle épinière et forment des arcs réflexes. Le déroulement d’un coït est une activité réflexe, largement modulée par les centres nerveux supérieurs (les différentes strates du cerveau) et l’état des nerfs.
Les différentes phases
1) La phase d’excitation sexuelle met en jeu les sens primaires (l’olfaction en particulier avec les phéromones), les émotions et l’intellect, grand producteur de fantasmes. Les hormones mâles, la testostérone en premier lieu, jouent un rôle prépondérant dans cette excitabilité sexuelle ou libido (le désir) et le développement du pénis, particulièrement à l’adolescence. Tout ce qui abaisse le taux de testostérone est susceptible d’entraîner une impuissance par baisse de la libido à tout moment de la vie d’un homme.
2) La phase en plateau dépend étroitement des organes (corps érectiles, vaisseaux sanguins) et de leur innervation (nerfs fonctionnels) pour le maintien de l’érection au cours du rapport. Elle aboutit à l’éjaculation, un réflexe qui ne peut se freiner quand il est déclenché. La maîtrise mentale et les influences psychiques s’exercent particulièrement à ce moment, qui peut et doit durer pour la satisfaction des partenaires. Dans le cas contraire, l’éjaculation survient en quelques dizaines de secondes : elle est dite précoce et généralement mal vécue.
3) La phase orgasmique (l’orgasme) suit ou accompagne l’éjaculation. Ce pic de plaisir s’accompagne de phénomènes réflexes incontrôlables : contraction de la prostate et des vésicules séminales et des organes abdominaux, rougeur de la peau, etc. L’orgasme coïncide avec le début de la détumescence pénienne.
4) La phase résolutive est celle de la détumescence, moment où les organes génitaux peuvent être hypersensibles et "douloureux", expliquant le désengagement spontané fréquent de l’homme qui retire sa verge de sa ou son partenaire.
5) La phase réfractaire est une impossibilité physiologique neurologique de recommencer le processus coïtal. Aucune érection n’est possible, les commandes nerveuses ne réagissent pas. Globalement, cette période réfractaire va de quelques secondes chez des jeunes gens de 20 ans à plusieurs minutes ou dizaines de minutes chez le quarantenaire, voire plusieurs heures chez les plus âgés. MAIS les variations individuelles sont nombreuses, influencées par les maladies sous-jacentes et l’état psychique.
Les impuissances sont-elles fréquentes ?
Il n’est pas simple d’évaluer la fréquence des troubles érectiles car les hommes consultent peu en général, encore moins pour ce motif. Il est admis toutefois que très peu d’hommes n’auront jamais de "panne" dans leur vie.
Psychologique ou organique ?
L’impuissance est majoritairement psychologique chez les jeunes de moins de 30 ans et majoritairement organique (par perturbation des organes) chez les plus de 50 ans. En effet, la sénescence vasculaire et une éventuelle andropause (baisse, modérée, des hormones mâles au-delà de 70 ans) limitent les performances péniennes, à des degrés très divers selon les individus.
De nombreux andrologues (mais pas tous) estiment qu’au moins un homme sur deux se plaignant d’impuissance souffre d’une cause organique.
Il faut tenir compte aussi du fait que les hommes mûrs consultent plus les médecins que les jeunes. L’exemple typique est celui d’un diabétique dont la maladie est mal contrôlée depuis longtemps : ses troubles de l’érection ont des raisons à la fois vasculaires et neurologiques.
D’une manière générale, l’inexpérience sexuelle, une hygiène défavorable, des conditions de vie difficiles, l’épuisement, le stress et le surmenage concourent à l’altération de l’érection. On conçoit que la survenue d’une pathologie entraîne une impuissance durable dans cette situation.
Source : medisite.fr
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