Entre les "pro" et les "anti-circoncision", le débat fait rage depuis de nombreuses années. Cet acte a-t-il des vertus médicales ? Diminue-t-il le risque de maladies sexuellement transmissibles ?  Les résultats des études menées sur le sujet sont souvent contradictoires. Mais des chercheurs suggèrent que cette pratique permettrait d'abaisser le risque du cancer du col de l'utérus en limitant la propagation des papillomavirus.

Si de nombreux travaux ont montré que la circoncision limite la diffusion des maladies sexuellement transmissibles, son rôle protecteur n'est cependant pas prouvé en toute certitude dans le cas des papillomavirus. Or, ces agents infectieux sont importants à prendre en compte car on sait que certains d'entre eux sont impliqués dans la survenue du cancer du col de l'utérus chez la femme. Des motifs, qui expliquent pourquoi le Dr Xavier Castellsague (hôpital de Llobregat, Barcelone) a entrepris une enquête sur les relations entre ce virus et la circoncision chez 1913 couples vivant dans 5 pays. Tous ces couples avaient participé au préalable à 7 études internationales menées sur le cancer du col de l'utérus.

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